Les voitures électriques à nouveau en augmentation
Neuchâtel, 04.02.2026 — Totalisant 232 602 nouvelles voitures de tourisme, la Suisse a enregistré en 2025, pour la sixième fois consécutive, nettement moins de nouvelles immatriculations qu’avant la pandémie de COVID-19 et 2% de moins que l’année précédente. Le nombre des nouvelles immatriculations a toutefois progressé de 16% pour les voitures électriques et même de 26% pour les hybrides rechargeables. En 2025, près de 6,6 millions de véhicules à moteur circulaient en tout sur les routes de Suisse. Ce sont là quelques chiffres de la statistique officielle suisse des véhicules routiers, établie par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
En 2025, 329 310 nouveaux véhicules à moteur ont été mis en circulation en Suisse: un peu plus des deux tiers (232 602) étaient des voitures de tourisme. Le reste était composé de 50 963 motocycles, de 33 046 véhicules de transport de marchandises et de 12 699 véhicules agricoles, industriels ou de transport de personnes.
Comparé à 2024, le total de nouveaux véhicules routiers à moteur s’est réduit de 2,0% en 2025. Le recul a été relativement marqué (-5,7%) dans le cas des véhicules de transport de marchandises, considérés comme sensibles à la conjoncture. Les voitures de tourisme ont enregistré une baisse de 2,1%. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le nombre de nouvelles immatriculations est constamment resté à un niveau nettement inférieur à celui enregistré précédemment: le nombre de voitures neuves immatriculées en 2025 était inférieur de 76 300 environ à la moyenne des années 2010 à 2019.
Objectif manqué malgré une nette hausse des nouvelles voitures électriques et des hybrides plug-in
Après avoir baissé en 2024, les immatriculations de voitures purement électriques ont à nouveau augmenté en 2025, enregistrant une hausse de 15,6% par rapport à l’année précédente. Sur l’ensemble des voitures neuves, leur proportion s’est ainsi accrue de 3,5 points de pourcentage, pour atteindre 22,7%. La hausse a également été marquée pour les hybrides rechargeables, dont les ventes ont augmenté de 26,1% par rapport à 2024. Ces véhicules représentaient environ 11,2% de toutes les nouvelles immatriculations en 2025 (8,7% en 2024).
La part cumulée des véhicules pouvant être rechargés sur le réseau électrique (100% électriques et hybrides plug-in) a par conséquent atteint 33,9% en 2025. C’est nettement en dessous de l’objectif fixé dans la «Feuille de route pour la mobilité électrique»: cette plateforme de promotion de la mobilité électrique, créée sous l’égide de la Confédération en collaboration avec, entre autres, des acteurs de la branche, visait une part de 50% de véhicules rechargeables en 2025. Les résultats se sont tout de même un peu rapprochés de cette valeur cible pendant certains mois de la deuxième partie de l’année. C’est en décembre que la part de véhicules rechargeables a été la plus élevée, atteignant 43,3%, le seuil des 50% ayant même été dépassé dans huit cantons. Ce résultat s’explique toutefois aussi par certains facteurs particuliers: en fin d’année, certains concessionnaires automobiles procèdent à des immatriculations anticipées, afin de respecter les quotas imposés par les importateurs qui les approvisionnent.
Comparaison européenne: la Suisse en milieu de classement pour les voitures électriques
Atteignant une part de véhicules électriques (sans les hybrides plug-in) de 23% environ parmi les nouvelles voitures de tourisme, la Suisse se plaçait en 2025 vers la fin de la première moitié du peloton européen, selon les données de l’association des constructeurs automobiles ACEA. La moyenne européenne était de 19%. Plusieurs pays ont enregistré des valeurs nettement plus élevées que la Suisse, dont outre la Norvège (96%), le leader incontesté, le Danemark (69%), les Pays-Bas (40%) et la Belgique (35%).
Dans le cas des véhicules lourds de transport de marchandises d’au moins 3,5 tonnes, la Suisse a par contre enregistré en 2025 la part la plus élevée de véhicules électriques de tous les pays européens: toujours selon l’ACEA, 21% des nouvelles immatriculations dans cette catégorie étaient des véhicules pouvant être rechargés sur le réseau électrique, contre 5% seulement dans toute l’Europe. Ce résultat suisse inégalé s’explique probablement entre autres par le fait que les véhicules électriques sont exonérés de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP) et que certaines dispositions légales facilitent l’utilisation des véhicules électriques lourds de transport de marchandises ne dépassant la limite de poids de 3,5 tonnes qu’en raison de leur batterie. De plus, compte tenu de la petite taille de la Suisse, les trajets de transport y sont généralement courts, ce qui favorise la propulsion électrique, les chauffeurs ne devant que rarement interrompre leurs trajets pour recharger la batterie de leur véhicule.
Quelque 34 000 voitures de tourisme de plus dans le parc total
Au 30 septembre (jour de référence depuis de nombreuses années), la Suisse comptait un parc de 6 575 521 véhicules routiers motorisés en 2025, hormis les cyclomoteurs et les vélos électriques. Trois quarts environ de ces véhicules étaient des voitures de tourisme, dont 4 839 465 étaient immatriculées. Même si les nouvelles immatriculations ont été moins nombreuses en 2025, le nombre de véhicules circulant sur les routes suisses s’est ainsi accru de 33 811 voitures de tourisme (+0,7%) par rapport à l’année précédente. Cette contradiction apparente s’explique par le fait que la durée d’utilisation des voitures de tourisme ne cesse d’augmenter en Suisse: elle atteint désormais 10,8 ans en moyenne, alors qu’elle n’était encore que de 9,2 ans en 2019, dernière année avant la pandémie.
Les 45 à 64 ans, le groupe qui roule le plus à l’électrique
La part de l’électrique dans le parc de voitures de tourisme est passée de 4,2 à 5,2% entre 2024 et 2025. Une voiture sur vingt environ roule donc uniquement à l’électricité. Cela représente 249 832 véhicules, dont 71% immatriculés au nom de particuliers et 29% au nom de personnes morales (généralement des entreprises). Les voitures électriques sont particulièrement populaires chez les 45 à 64 ans: elles représentaient 5,0% des voitures de tourisme immatriculées au nom de particuliers de ce groupe d’âge en 2025. La part correspondante était inférieure chez les 25 à 44 ans (4,3%) et les 65 ans ou plus (3,2%) et même nettement plus faible chez les personnes n’ayant pas plus de 24 ans (1,2%). En ce qui concerne les voitures appartenant à des personnes morales, la part des véhicules électriques s’élevait à 11,1%.
Vous trouverez ce communiqué de presse et d'autres informations sur ce thème sur le site web de l'OFS.