Sommet du G7 à Évian : la Confédération participe aux coûts de sécurité
Berne, 01.04.2026 — Le Sommet du G7, organisé par la France, aura lieu du 15 au 17 juin 2026 à Évian, à proximité immédiate de la Suisse. Dans un contexte de tensions mondiales accrues, la tenue du sommet nécessite un dispositif de sécurité exceptionnel, en Suisse également. C’est pour cela que les cantons de Genève, de Vaud et du Valais ont sollicité le soutien de la Confédération. Lors de sa séance du 1er avril 2026, le Conseil fédéral a décidé que la Confédération participera aux coûts de sécurité assumés par les trois cantons.
La ville d’Évian, en Haute-Savoie, accueillera, du 15 au 17 juin 2026 les plus hauts représentants des pays membres du G7 et de l’Union européenne, ainsi que d’autres chefs d’Etats et de gouvernements invités. Ces personnalités seront accompagnées de délégations officielles, auxquelles s’ajouteront de nombreux représentants des médias. Cette rencontre, organisée par la France, aura des répercussions en matière de sécurité en Suisse, notamment en raison de l’utilisation des infrastructures suisses, en particulier l’aéroport international de Genève.
La Suisse est tenue d’assurer la sécurité des personnes jouissant d’une protection spéciale en vertu du droit international et du droit suisse. Lors de sa séance du 1 avril 2026, le Conseil fédéral a décidé de qualifier le sommet d’événement extraordinaire au sens de la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure. Avec cette décision de qualification, la Confédération participera à hauteur de 80% au coût des mesures de sécurité incombant aux cantons concernés, Genève, Vaud et le Valais.
Collaboration entre Confédération et cantons
Les autorités cantonales prennent les mesures de sécurité nécessaires. La situation est évaluée régulièrement pour adapter ces mesures, en étroite collaboration avec l’Office fédéral de la police (fedpol), le Secrétariat d’Etat à la politique de sécurité (SEPOS), l’Armée, l’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS), le Service de renseignement de la Confédération (SRC), et l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF).
Le Conseil fédéral, lors de sa séance du 28 janvier 2026 a décidé d’un service d’appui de l’armée, avec un effectif pouvant aller au-delà de 2'000 militaires, ainsi que des restrictions temporaires de l’usage de l’espace aérien dans la région lémanique. Le Parlement fédéral a approuvé l’engagement subsidiaire de l’armée durant la session de printemps 2026. Les trois cantons lémaniques ont en outre sollicité un engagement de police intercantonal (IKAPOL).